Culture Québec : 40 expressions québécoises
Comme chacun le sait, nos cousins outre-atlantique ont fait évoluer le français d’une façon différente de la notre. Il n’est donc pas toujours évident de tenir une conversation sans passer par des moments d’incompréhension. Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, le respect de la langue française et le bannissement de nombreux anglicismes. Ensuite, leur (si charmant) accent qui nous perturbe légèrement dans les premiers temps d’un échange. Mais c’est surtout leurs nombreuses expressions, purement québécoises qui nous donnent parfois l’impression que nous ne parlons pas la même langue. Voici donc pour vous, une série d’articles qui vous permettront de mieux appréhender la culture québécoise et de faciliter l’insertion dans ce pays, voir même de vous donner envie d’y aller !
Je tiens à préciser que je n’ai pas vocation de m’imposer comme un expert de la culture québécoise et que ma connaissance du Québec n’est tirée que de mon expérience personnelle, acquise après plusieurs mois de vie au Québec et avec des colocataires québécois.

Les expressions québécoises :
Un aiguisoir : Un taille-crayon.
La balloune : Un ballon. “Tu pètes la balloune” signifie que tu es ivre à en faire sauter l’alcootest.
Barrer la porte : Fermer à clef.
Un bazou : Une vieille voiture, au sens plutôt rouillé du terme (on ne parle pas de voiture de collection !).
Des bébelles : Des jouets, des choses sans grande valeur.
Un bec : Un baiser, (piou, kiss, smack).
Une blonde : Petite amie (se dit même si elle n’est pas blonde !).
Des bobettes : Des sous-vêtements.
Les cabanes à sucre : Ce sont des endroits où l’ont peut consommer du sirop d’érable sous différentes formes. Cette tradition très prisée se déroule en Avril, lors du retour des beaux jours et que les arbres peuvent produire le précieux jus nécessaire à la création du sirop d’érable. Les lieux de production et de consommation sont souvent mélangés et il est nécessaire de quitter la ville pour goûter aux joies du sirop !
Capoter : Paniquer, devenir fou (”Capote pas !”).
Un cégèp : Ecole fréquentée de 18 à 20 ans. Au Québec, l’enseignement n’est pas comme en France. Il n’existe donc pas de véritable équivalent chez nous, mais grosso modo on pourrait situer le Cégep comme étant entre la terminale et la fin de première année de l’université.
Chauffer : Conduire.
Un char : Une voiture.
Chicks : Pour décrire une jolie fille (a n’utiliser qu’entre amis).
Une chicane : Une dispute (se chicaner avec son père).
Un chum : S’emploie pour désigner un ami ou son compagnon, attention aux méprises !
Un coke : Un coca-cola.
Crouser : Faire la cour.
Un dépanneur : Petit supermarché de quartier qui est ouvert à des horaires très larges, voir même toute la nuit.
Ecoeurant : Expression très difficilement interprétée par les non-québécois. Elle peut aussi bien vouloir exprimer quelque chose de très positif comme de très négatif.
Faker : Tromper, jouer la comédie, mentir.
Fin de semaine : Correspond à notre week end, que les québécois traduisent (toujours leur culture de protection de la langue française).
Des flots : Des enfants.
Des foufounes : Des derrières.
Les glorieux : Equipe de hockey de Montréal (également appelés les Canadiens. Les supporters scandent “Go Habs Go” pendant les matchs).
Des gougounes : Nu pied, tong.
Une liqueur : Soda type Cola.
Magasiner : Faire du shopping.
Des mitaines : Des moufles.
Des patates pilées : Purée de pommes de terres.
Une piastre ou piasse : Un dollar.
Pogner : Réussir ou attraper.
La poutine : Plat très calorifique composé de frites et d’un fromage très spécial qui croustille quand on le mange. A ces ingrédients de base s’ajoute un peu de tout (lard, bacon, oeuf …). Ce plat est très apprécié en hiver.
Une polyvalente : Ecole .
Un toupet : La frange pour une fille.
Une tuque : Un bonnet d’hiver.
Sacrer son camp : Se casser.
SAQ : Société des alcools du Québec (au Québec la vente d’alcool est réglementée et on ne peut acheter les alcools forts que dans des magasins spécialisés : les SAQ).
Slush : Neige fondue proche de la gadoue.
Tabernaque, tabernouche, etie, calisse : Se sont les fameux sacres québécois qui amusent tant les étrangers. Ce sont dans la pratique des insultes extrêmement choquantes qu’il ne faut surtout pas utiliser en public. Entre amis, il est possible de s’en servir mais il est déconseillé aux étrangers de les utiliser.










