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Killer 7: ou comment m’agacer

octobre23

Il est des jeux qui marquent les esprits au fer rouge. Vous savez, ce petit picotement au bas de la nuque que l’on contracte lorsque l’on s’essaye à un chef d’œuvre de ce qu’on commence à appeler le huitième art. Et bien clairement, Killer 7 ne fait pas parti de cette catégorie. Coup de projecteur sur un jeu (heureusement) pas comme les autres:


Petite cinématique, menu laid, re-petite cinématique et déjà, le didacticiel fait son entrée. Mais attention, pas un didacticiel bien intégré à l’intrigue, totalement transparent qui ne brise pas l’ambiance. Non, je parle là du didacticiel “old school”, celui avec un énorme bouton rouge qui apparait au milieu de l’écran en vous proposant de le faire ou non. Bref, d’emblée le jeu cumul les défauts.

Passons sur le parti pris des contrôles que je qualifierais de “crétinus maximus” (à moins qu’il ne s’agisse là de l’ultime simulation de tétraplégique), reléguant Tomb Raider au rang de bijoux de jouabilité.  On déambule dans des décors grisâtres, aussi lumineux que la station service du vieux Jo au Texas par une nuit de coupure électrique, en plein hiver. Par temps de brouillard post-apocalyptique, cela va sans dire.

Rajoutez des hurlements hystériques avec des fantômes aux voix de robots travestis avec des tenues de latex rouge qui ferait se dresser n’importe quel Sado-Masochiste qui se respecte, vous avez alors un bon aperçu de l’ambiance qui se dégage du titre.

Une telle avalanche de défauts à failli me faire oublier de parler des ennemis, naturellement invisibles, détectables uniquement par leurs rires (apparemment ils n’en reviennent pas d’avoir réussi à vous faire acheter le jeu) et qui ont pour seule raison d’être de faire apparaitre l’écran “Game Over”. Inutile de préciser qu’ils excellent dans leur domaine.

Évidement, le tableau ne serait pas complet sans des mécanismes de progressions alambiqués, jetant aux orties tout les standards que l’on a acquis durant vingt ans de  “gamming”. Sans oublier les points de sauvegarde, distribués aléatoirement sur la map (probablement lors d’un soir de beuverie chez l’équipe éditrice), naturellement. D’ailleurs, j’ignore à quoi ils tournent chez capcom, mais une chose est sure: leur psy doit faire fortune.

Je retourne prendre ma dose de Clear Sky moi …

</lynchage>

posted under Jeux vidéo, Test
2 commentaires pour

“Killer 7: ou comment m’agacer”

  1. Le 31 octobre 2008 à 0:19 Damien dit:

    Nan mais Killer 7 ç’est une ambiance avant tout, un univers étrange et déjanté. Pour certains, c’est un jeu culte grâce à ça, pour d’autres, ç’est une somme d’erreurs de gamedesign. Tu as choisi ton camp camarade.

  2. Le 9 janvier 2009 à 13:59 Jumbo dit:

    Ah ça fait du bien de tomber sur quelqu’un qui ne considère pas le créateur de ce jeu comme un dieu et comme le plus grand artiste du XXIème siècle… Enfin je serai curieux d’essayer ce titre.
    Par contre, le huitième art est déjà pris ^^ c’est plus ou moins la photographie je crois, et la bande dessinée voudrait être le neuvième !

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